Les différentes techniques pour souder les métaux

Les premiers procédés de soudage sont apparus en même temps que l'utilisation du métal, donc bien avant notre ère. Ils se sont perfectionnés et multipliés tout particulièrement depuis le début du XXe siècle.

Mise en ligne le 07/04/2015 à 08:15

Soudure, soudage, brasage : les définitions

Le soudage, communément désigné par « soudure », est un procédé qui consiste à assembler 2 éléments par chauffage, dans le but d'assurer une continuité mécanique ou physique entre eux. Ce chauffage peut aller jusqu'à la fusion du métal, et s'effectuer avec ou sans métal d'apport.

On parle de brasage lorsque l'on fait chauffer tout l'assemblage à haute température, avec un métal d'apport de nature différente et dont la température de fusion est inférieure à celle des éléments d'origine. On désigne par soudo-brasage le procédé qui utilise un métal d'apport de nature différente, mais pour lequel seuls les bords des pièces à assembler sont fusionnés.
La soudure, au sens strict, est le nom donné au joint formé par la fusion des bords des éléments, après refroidissement et solidification.

On parle de matériaux soudables lorsqu'ils peuvent être assemblés au moyen de cette technique. C'est le cas de nombreux métaux : l'acier, l'aluminium, le cuivre, l'inox, le zinc, la fonte, l'or, mais également d'autres matériaux comme le plastique, la céramique et même le bois.

Les principaux procédés de soudage

  • Le soudage à la flamme (ou au chalumeau), utilisé par les chauffagistes, les carrossiers et les serruriers, nécessite une température très élevée (+ de 3 000° C). L’énergie thermique de soudage est générée par la combustion de 2 gaz, l’oxygène et l’acétylène. Le métal d’apport se présente sous forme de baguettes.
     
  • Le soudage à l'arc électrique, utilisé notamment dans la construction et dans les travaux domestiques, produit également une température supérieure à 3 000° C.
     
  • L'arc électrique est généré entre l'âme métallique d'une l'électrode et la pièce à souder. L'énergie produite fait fondre localement les pièces à assembler. La fusion de l'enrobage crée une atmosphère gazeuse qui évite le contact des métaux en fusion avec l'air (oxydation), condition sine qua non pour une soudure saine. Un dépôt protecteur appelé laitier se forme, que l'on retire, une fois durci et refroidi, à l'aide d'un pic et d'une brosse métallique. Le métal d'apport est ajouté si nécessaire sous forme d'une baguette ou d'un feuillard placé dans l'arc électrique.
     
  • Le soudage au fer à souder est la technique la plus simple. Elle consiste à faire chauffer une pointe, appelée panne, que l'on pressera sur la zone de raccord afin de faire fondre le bord des 2 pièces à assembler.
     
  • Le soudage par résistance combine une forte intensité électrique, qui permet la fusion, et une pression localisée, qui peut s'effectuer par exemple à l'aide d'une pince. On trouve également dans cette catégorie le soudage à la molette, le soudage par points, le soudage par brossage, le soudage en bout... Ce procédé ne nécessite pas d'apport extérieur.
     
  • Le soudage laser utilise l'énergie apportée par un faisceau laser (une forme d'onde électromagnétique). La puissance déployée permet à la matière de pénétrer par un phénomène de capillarité.
     
  • Le soudage MIG/MAG pulsé (pour Metal Inert Gaz et Metal Active Gaz) est un dérivé du soudage à l'arc. Un fil fusible est placé dans l'arc : une fois l'arc allumé, le métal en fusion se dépose dans le « bain de soudure », sous la protection d'un gaz.

 

Par l'équipe la dépanne Mr. Bricolage

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